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C’est du moins ce qu’indiquent les résultats d’une étude californienne1 comparant, sur une période de dix ans, les teneurs en quercétine et en kaempférol de tomates séchées provenant de cultures biologiques et conventionnelles. Ces deux substances sont des flavonoïdes – ces antioxydants auxquels on attribue une action protectrice contre les troubles cardiovasculaires, le cancer et la démence associée au vieillissement.

Selon les résultats, les tomates issues de l’agriculture biologique contiendraient près de 80 % plus de quercétine que celles cultivées de manière conventionnelle. Et cette proportion atteindrait 97 %pour le kaempférol.

Et le lycopène ?

Les chercheurs n’ont pas tenu compte du lycopène, un des principaux antioxydants de la tomate, puisqu’il ne fait pas partie de la famille des flavonoïdes, mais plutôt de celle des caroténoïdes. Selon une étude française, la teneur en lycopène de la tomate fraîche serait plus élevée lorsque issue de l’agriculture biologique2. Mais une fois séchée ou en purée, il n’y aurait pas de différence entre celle cultivée biologiquement et de manière conventionnelle.

Les études scientifiques menées à ce jour ne permettent pas de déterminer si les aliments biologiques ont une valeur nutritionnelle supérieure à celle des aliments produits selon les méthodes classiques de l’agriculture moderne.

Depuis quelques années, des chercheurs estiment cependant que la différence entre les aliments issus des deux modes de production résiderait surtout dans leur teneur respective en métabolites secondaires. Contrairement aux principaux nutriments, les métabolites secondaires, par exemple les antioxydants, ne sont pas considérés comme essentiels, mais ils jouent néanmoins un rôle important en matière de santé.


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